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« Elle n’avait pas 6 ans » : trois jeunes donnent vie à un court-métrage avec Permis d’Agir

    Comment transformer une envie de créer en un projet audiovisuel porteur de sens ? À Cholet, trois jeunes ont relevé le défi en réalisant Elle n’avait pas 6 ans, un court-métrage consacré à l’histoire d’Anne-Judith Loew, une enfant victime de la Shoah. Accompagnés par l’Association1.com1 et soutenus par le dispositif Permis d’Agir, ils ont imaginé, préparé et tourné leur film, tout en faisant de cette expérience un véritable projet collectif et citoyen.

    De l’idée au scénario : les jeunes aux commandes de leur projet

    Depuis février 2026, les trois lycéens se retrouvaient chaque mercredi pour faire avancer leur projet de court-métrage. Leur objectif : raconter l’histoire d’Anne-Judith Loew, une petite fille dont la vie a été tragiquement interrompue à l’âge de 6 ans parce qu’elle était juive.

    Pas à pas, le groupe a construit le scénario. Chaque jeune pouvait proposer ses idées, débattre, modifier une scène ou imaginer une nouvelle manière de raconter cette histoire.

    Une façon très concrète de passer de l’envie à l’action : réfléchir ensemble, faire des choix et construire un projet qui leur ressemble.

    Mais réaliser un film ne s’arrête pas à l’écriture du scénario. Les jeunes ont également recherché des lieux de tournage, contacté des partenaires, trouvé des costumes et des accessoires… De la préparation à la réalisation, ils ont découvert toutes les étapes nécessaires pour donner vie à un projet audiovisuel.

    Un tournage grandeur nature

    Le projet s’est concrétisé lors des tournages, principalement réalisés en juin 2026, sur les temps extrascolaires.

    Devant la caméra, certains jeunes ont endossé le rôle d’acteurs. Derrière, d’autres se sont chargés de la prise de son, de la lumière, des costumes ou encore de l’organisation.

    Chacun avait sa mission et chacun comptait dans la réussite du projet.

    Cette répartition des rôles leur a permis de découvrir les coulisses de la réalisation audiovisuelle, mais aussi de développer leur capacité à travailler en équipe, à prendre des responsabilités et à s’adapter.

    Parmi les moments forts, une excursion à Saint-Brevin-les-Pins a particulièrement marqué le groupe. Les jeunes y ont tourné des scènes représentant Anne, alors enfant, avec sa famille, jouant et faisant ses premiers pas sur la plage.

    Des images douces, qui prennent une dimension particulière lorsqu’on connaît le destin tragique de la petite fille.

    Le tournage de la scène de son arrestation a, lui aussi, profondément marqué les participants. Après avoir étudié la Seconde Guerre mondiale dans les livres, ils ont été confrontés à la réalité de cette histoire à travers le jeu, la mise en scène et les émotions ressenties sur le plateau.

    Apprendre à faire un film… et à faire mémoire

    Au fil du projet, les jeunes ont développé de nombreuses compétences techniques : cadrage, prise de son, lumière, jeu d’acteur, organisation d’un tournage…

    Mais leur expérience ne s’est pas arrêtée aux apprentissages liés au cinéma.

    En travaillant sur l’histoire d’Anne-Judith Loew, ils ont également porté un nouveau regard sur la Shoah et sur la Seconde Guerre mondiale. Une période qui pouvait leur sembler lointaine est devenue beaucoup plus concrète.

    Cette prise de conscience les a amenés à réfléchir à l’importance du devoir de mémoire, de la transmission et de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

    Certains ont d’ailleurs choisi d’aller plus loin en déposant une gerbe lors de la commémoration des déportés de Cholet.

    À travers leur court-métrage, ils souhaitent ainsi contribuer à faire vivre la mémoire d’Anne Loew et rappeler que derrière les grands événements historiques se trouvent des vies, des familles et des histoires auxquelles chacun peut s’identifier.

    Les imprévus : quand chaque problème devient une solution

    Un tournage ne se déroule jamais exactement comme prévu. Les jeunes en ont rapidement fait l’expérience !

    Absence de certains comédiens, bruits extérieurs, stress, scènes nécessitant davantage de prises que prévu… Il a fallu modifier certaines séquences et trouver des solutions en cours de route.

    Des imprévus qui auraient pu ralentir le projet, mais qui sont finalement devenus de véritables occasions d’apprendre.

    Patience, persévérance, organisation et capacité d’adaptation : autant de compétences que les jeunes ont développées au fil de l’aventure.

    Et surtout, une conviction qu’ils retiennent de cette expérience : chaque problème peut avoir une solution, à condition de chercher ensemble.

    Permis d’Agir : un coup de pouce pour passer de l’idée à l’action

    Avec Elle n’avait pas 6 ans, ces trois jeunes montrent qu’un projet porté par des jeunes peut prendre des formes très diverses : artistique, audiovisuelle, culturelle, mais aussi citoyenne et mémorielle.

    Grâce à l’accompagnement de l’Association1.com1 et au soutien du dispositif Permis d’Agir, leur idée a pu devenir un projet concret, construit collectivement et ouvert aux jeunes, aux habitants et aux élèves du lycée Renaudeau à Cholet.

    Cette expérience illustre pleinement ce que peut permettre un projet de jeunes : expérimenter, prendre des responsabilités, développer des compétences, travailler en équipe et surtout… oser aller jusqu’au bout d’une idée.

    Et si votre idée devenait votre prochain projet ?

    Vous êtes jeune et vous avez une idée que vous aimeriez concrétiser ? Vous accompagnez des jeunes qui souhaitent monter un projet ?

    Permis d’Agir est là pour donner un coup de pouce aux initiatives des jeunes et les aider à passer de l’idée à l’action.

    Parce qu’un projet commence souvent par une simple envie. Et qu’avec un peu d’accompagnement, de confiance et d’engagement collectif, cette envie peut devenir une véritable aventure.

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